Cimetière catholique

rue Principale, Saint-Guillaume

À propos

Localisation :

72
rue Principale,
Saint-Guillaume

Année de construction approximative :

1862

Style architectural :

Symbole :

Structure :

Obstacle :

Type de pont :

Type de vue :

Direction :

Confession religieuse :

Catholique

Question

Commentaire historique

Le cimetière d’un arpent de profondeur par 68 pi de largeur est aménagé en 1862 au sud-est de la sacristie. Ce cimetière n’a toutefois jamais répondu aux exigences de la loi. En effet, la nature de son sol, sa position, sa configuration, le mouvement des eaux de surface et la direction des eaux souterraines ne respectaient pas les conditions d’hygiène et entraînaient, par conséquent, des cas de fièvre typhoïde. Devant les difficultés inhérentes à ce terrain, les fabriciens demandèrent à l’évêque, en 1895, de développer un cimetière sur le terrain adjacent pour y inhumer les corps. Mgr Gravel envoie alors un représentant du Conseil d’hygiène. En juin 1895, l’inspecteur, M. Beaudry, condamne le cimetière qui pollue gravement les eaux du village. L’inspecteur n’approuve pas non plus le nouveau site proposé par les fabriciens, le considérant comme une extension du cimetière qui pose problème. Cependant, M. Beaudry propose d’ériger le nouveau cimetière sur le terrain d’Hilaire Bélanger, qui l’avait offert dans ce but. Mgr Gravel demande alors aux fabriciens d’aménager le cimetière à l’endroit proposé par l’inspecteur. Toutefois, les fabriciens jugent ce terrain trop éloigné de l’église et n’accèdent donc pas à la demande de l’évêque. Ainsi, malgré la condamnation par l’inspecteur, le cimetière existant continue d’être utilisé pour inhumer les défunts de la paroisse.

Quelques années s’écoulèrent avant de voir de nouveaux développements entourant le cimetière. C’est en juin 1898 que les francs-tenanciers demandèrent à Mgr Gravel la permission de faire les travaux requis par le Conseil d’hygiène en vue de conserver le cimetière déjà existant et d’en établir un nouveau adjacent à celui-ci. Les habitants des environs du cimetière s’y opposèrent toutefois, eux qui espéraient voir le nouveau cimetière être aménagé sur le terrain de M. Bélanger dans le but d’enrayer les problèmes hygiéniques. Mgr Gravel émit alors un décret en octobre 1898 afin de recommander fortement aux marguilliers d’acquérir le terrain dans cette optique. Les marguilliers n’accédèrent toutefois pas à la demande de l’évêque. C’est alors qu’un paroissien, Trefflé Cormier, intenta une poursuite contre la Fabrique, le 7 décembre 1898. L’affaire resta en suspens jusqu’au début du 20e siècle.

En novembre 1900, le curé Lessard, nouvellement en poste, relance le débat entourant le cimetière. Il est alors décidé que la Fabrique devra s’acquitter de tous les frais encourus de part et d’autre depuis le commencement du procès jusqu’à la fin. Ce semblant de paix fut cependant de courte durée. En effet, le 3 novembre 1902, le Conseil d’hygiène intenta une poursuite, à la demande de trois paroissiens, contre la Fabrique. La question fut finalement close le 3 mai 1903 par l’autorité civile. Ainsi, les marguilliers, avec le consentement du curé, autorisèrent les travaux requis par le Conseil d’hygiène sur l’emplacement du cimetière. La réalisation de ces travaux régla définitivement cette question épineuse. La Fabrique paya la somme de 1292,48 $ pour couvrir les frais d’avocats et le coût des travaux. En mars 1923, les marguilliers déboursèrent 4400 $ afin d’acquérir le terrain d’Archée Montmarquette pour agrandir le cimetière existant. Le cimetière de Saint-Guillaume fut à nouveau agrandi en 1941.

Référence

Note aux propriétaires

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