Au coût de 150 000 $, cette école fut construite en 1928 par messieurs Montplaisir et Archambault selon les plans de l’architecte Poulin de Sherbrooke. L’édifice comptait trois étages et une annexe de quatre étages située à l’arrière. Le collège St-Frédéric (d’abord connu sous le nom de Académie David) était dirigé par les Frères de la Charité. Vers 1940, ils y accueillaient quelque 350 élèves.
DESCRIPTION
L’école Saint-Frédéric, citée monument historique, est un bâtiment institutionnel construit à partir de 1928. La partie d’origine (1928), au plan rectangulaire, compte deux étages avec une partie centrale en saillie de trois étages, et est coiffée d’un toit plat. Une aile (1948) de plan rectangulaire à deux étages et coiffée d’un toit plat est implantée à gauche du corps principal alors qu’une autre aile (1954-1955) est érigés du côté droit. Diverses petites annexes sont situées à l’arrière du bâtiment d’origine. L’école Saint-Frédéric est implantée sur un vaste terrain partiellement asphalté, dans un environnement urbain de la ville de Drummondville.
VALEUR PATRIMONIALE
La valeur patrimoniale de l’école Saint-Frédéric repose sur son intérêt historique. Cet édifice institutionnel témoigne de rôle important que les Frères de la Charité ont joué dans le domaine de la formation des garçons à Drummondville. C’est à la demande de monseigneur Joseph-Simon-Hermann Bruneault (1857-1937), évêque de Nicolet, et de Napoléon Garceau, président de la Commission scolaire de Drummondville, que les Frères de la Charité ouvrent un premier collège en 1906. L’année suivante, ils se voient confier la responsabilité de l’école des Garçons, qui est remplacée par l’école Garceau en 1909. Puis en 1928, ils prennent en charge l’académie David (renommée école Saint-Frédéric en 1936), construite en prévision de l’accroissement de la population, à la suite de l’implantation de grands complexes manufacturiers à Drummondville dont celui de la compagnie Canadian Celanese. En 1962, les Frères de la Charité fondent une autre institution d’enseignement, le collège Saint-Bernard, qui est laïcisée en 1999. Construite en 1928, l’école Saint-Frédéric rappelle le rôle majeur que les Frères de la Charité ont joué dans l’histoire des institutions d’enseignement de Drummondville. La valeur patrimoniale de l’école Saint-Frédéric repose aussi sur son intérêt architectural. Il s’agit d’un bel exemple d’architecture scolaire construit durant les premières décennies du XXe siècle. Ces bâtiments sont généralement de grandes dimensions (deux à trois étages) et leur composition d’ensemble, qui est régulière, repose sur des volumes bien articulés. Construits souvent avec des budgets relativement modestes, ces édifices scolaires font un usage fréquent d’éléments décoratifs répétitifs en pierre artificielle pour enjoliver les murs en brique. L’école Saint-Frédéric est un exemple particulièrement réussi de ce type d’édifice scolaire par la composition symétrique de sa façade, qui est marquée par une partie centrale en saillie et pourvue de tours italianisantes situées de part et d’autre de l’entrée principale. Les larges baies vitrées assurent l’éclairage naturel requis par la fonction du bâtiment, alors que l’ornementation en pierre artificielle de couleur contrastante et le travail de la brique viennent rehausser la qualité de l’ensemble.
Source : Ville de Drummondville, 2007.
ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES
Les éléments clés de l’école Saint-Frédéric liés à son implantation comprennent, notamment :
– sa localisation en retrait par rapport à la voie publique sur un vaste terrain;
– sa situation dans un environnement urbain de la ville de Drummondville.
Les éléments clés de l’école Saint-Frédéric liés à son intérêt architectural comprennent, notamment :
– son volume, dont le plan rectangulaire du corps principal et des ailes latérales, l’élévation de deux étages, le soubassement dégagé et les toits plats;
– les matériaux, dont les murs en brique, la fondation en blocs de béton et les éléments décoratifs en pierre artificielle;
– la composition régulière et symétrique de la façade, la partie centrale en saillie avec ses tours italianisantes pourvues de fenêtres jumelées se terminant en arc en plein cintre, l’escalier et l’entrée monumentale soulignée par un arc en plein cintre et un fronton;
– la disposition régulière des ouvertures, leur gabarit et leur type (à multiples petits carreaux);
– les bandeaux, les entablements, les éléments décoratifs en pierre insérés dans les bandeaux, le travail de la brique, la croix et l’inscription « 1927 »;
– le gymnase, dont son élévation d’un étage, ses murs en brique, son ornementation en pierre artificielle.
HISTORIQUE
En 1906, les Frères de la Charité ouvrent un premier collège à Drummondville à la demande de monseigneur Joseph-Simon-Hermann Bruneault (1857-1937), évêque de Nicolet, et de Napoléon Garceau, président de la Commission scolaire de Drummondville. Le collège Saint-Frédéric est une institution privée dont la renommée repose sur l’excellence de son cours commercial. Peu de temps après, la commission scolaire demande aux Frères de la Charité de prendre en charge l’école des Garçons, qui est remplacée par l’école Garceau en 1909. En 1924, le collège Saint-Frédéric devient un juvénat pour les jeunes qui désirent devenir Frères de la Charité. Les autres étudiants sont alors transférés à l’école Garceau qui vient d’être agrandie. La commission scolaire compte alors environ 200 élèves. L’ouverture d’une usine de la Canadian Celanese en 1926 annonce un accroissement important de la population étudiante dans les années à venir. La commission scolaire entreprend alors la construction d’une nouvelle école. Celle-ci est construite par messieurs Montplaisir et Archambault suivant les plans de l’architecte Poulin de Sherbrooke, au coût de 150 000 dollars. L’académie David (ancien nom de l’école Saint-Frédéric) est inaugurée en 1928. L’édifice porte le nom de l’honorable Athanase David (1882-1953), secrétaire de la Province de Québec. L’école Saint-Frédéric est un vaste bâtiment de deux étages en brique et à toits plats. Elle se distingue par sa façade principale marquée par une partie centrale en saillie et pourvue de tours italianisantes situées de part et d’autre de l’entrée principale. Les larges baies vitrées assurent l’éclairage naturel requis par la fonction du bâtiment, alors que l’ornementation en pierre artificielle de couleur contrastante et le travail de la brique viennent rehausser la qualité de l’ensemble. L’école Saint-Frédéric comprend douze classes, un atelier de menuiserie et un laboratoire de sciences. Vers 1936, l’académie David devient l’école Saint-Frédéric. En raison de l’augmentation importante de la population, on décide de construire l’aile gauche en 1948. Cette annexe comprend huit classes, une salle de dactylographie et une vaste salle d’étude. Cet ajout reprend les caractéristiques du bâtiment d’origine, mais la couleur de la brique est légèrement différente. En 1954 et 1955, on construit l’aile droite de deux étages ainsi qu’un grand gymnase d’un étage. Cette annexe compte dix nouvelles classes. En 1955, la salle d’étude est transformée en laboratoire de chimie. Celui-ci prend le nom « André-Paré », en l’honneur d’un commissaire d’école et chimiste bien connu à Drummondville. Avec ses 30 classes, l’école Saint-Frédéric peut accueillir plus de 800 élèves. L’école Saint-Frédéric est citée monument historique en 2005.
Commentaire historique