Bâtiment

rue Heriot, Drummondville

À propos

Localisation :

221
rue Heriot,
Drummondville

Année de construction approximative :

1912

Style architectural :

Beaux Arts

Symbole :

Structure :

Obstacle :

Type de pont :

Type de vue :

Direction :

Confession religieuse :

Question

Commentaire historique

Édifice érigé en 1912 par la Molson’s Bank. L’étage supérieur servait de résidence au gérant. Contracteur : Beaudry Construction (Mtl), maçonnerie par M. Pellerin (Drummondville). La raison sociale de la Banque Molson change à compter de 1924 alors qu’elle est absorbée par la Banque de Montréal. En 1996, la Banque de Montréal cesse ses activités dans ce bâtiment.

VALEUR PATRIMONIALE
La valeur patrimoniale de la Banque de Montréal repose sur son intérêt historique. Ce bâtiment est construit en 1912 pour servir de succursale à la Banque Molson, qui sera absorbée par la Banque de Montréal en 1924. L’implantation à Drummondville de la Banque Molson illustre le dynamisme de cette municipalité au tournant du XXe siècle. L’extension des liens ferroviaires dont elle profite dès la fin du XIXe siècle accentue sa vocation de centre commercial et de services. La basse-ville, où se situe la Banque, connaît alors une activité intense. Des hôtels et des magasins font leur apparition, des professionnels et des compagnies viennent s’établir dans le secteur. À cette époque, le système de banques à charte fédérale s’implante progressivement. À Drummondville, la première institution de ce type à voir le jour, en 1887, est la Banque Jacques-Cartier. Elle est suivie par la Banque Molson en 1912, puis par la Banque de Commerce et la Banque Royale en 1916. La Banque de Montréal, un des rares bâtiments commerciaux construits entre 1865 et 1915 qui subsistent, témoigne de la vitalité économique du centre-ville au tournant du XXe siècle. La valeur patrimoniale de la Banque de Montréal repose sur sa représentativité par rapport à la typologie des succursales bancaires construites au tournant du XXe siècle. Les édifices bancaires de cette époque sont conçus de façon à évoquer la permanence et la solidité de l’institution par l’utilisation d’un langage architectural classique. Contrairement au siège social, qui adopte une architecture monumentale très ornementée, la succursale bancaire de style Beaux-Arts se caractérise par une volumétrie plus modeste et un décor moins élaboré. Ainsi, par ses caractéristiques architecturales la Banque de Montréal est représentative de la typologie propre aux succursales bancaires construites à la même époque. La valeur patrimoniale de la Banque de Montréal repose aussi sur son intérêt architectural. Il s’agit d’un bâtiment dont l’architecture est influencée par le courant Beaux-Arts. Ce courant apparaît à la fin du XIXe siècle, et il est en vogue jusque vers 1930, principalement dans la construction d’édifices publics et institutionnels. Ses principes de base sont la clarté du plan, l’équilibre des proportions et l’utilisation abondante du vocabulaire classique. La Banque de Montréal est caractéristique de cette architecture notamment par l’équilibre de la composition de la façade principale et la présence d’éléments architecturaux empruntés au vocabulaire classique. La valeur patrimoniale de l’édifice de la Banque de Montréal repose aussi sur sa double fonction bancaire et résidentielle. En plus de ses fonctions commerciales, l’édifice comprend un logement pour le gérant qui s’exprime, à l’extérieur, par le second étage, beaucoup moins élevé que le rez-de-chaussée, et par une entrée située en façade et marquée par une baie cintrée. Source : Ville de Drummondville, 2007.

ÉLÉMENTS CARACTÉRISTIQUES
Les éléments clés de la Banque de Montréal associés à son implantation incluent, notamment :
– sa situation en bordure de la rue;
– sa localisation sur une artère principale du centre-ville de Drummondville.

Les éléments clés de la Banque de Montréal représentatifs des édifices bancaires incluent, notamment :
– le volume du corps principal, dont le plan rectangulaire, l’élévation de deux étages, le soubassement peu dégagé, le toit plat;
– les matériaux, dont la brique couleur chamois (bâtiment principal, annexe, chaînes d’angle), les éléments en pierre (soubassement, escaliers, portail, ornementations);
– les ouvertures (baies cintrées, oculi, fenêtres rectangulaires) et l’entrée surmontée d’un auvent en bois (façade latérale gauche);
– les éléments de la façade principale empruntés au courant Beaux-Arts, dont la division tripartite de l’élévation (un soubassement de pierre, un étage noble, un couronnement constitué d’un parapet) et la présence d’un porche avec fronton situé dans l’axe central du bâtiment;
– l’ornementation, dont les colonnes doriques, les pilastres, les panneaux et médaillons décoratifs, l’entablement, l’amortissement en escalier du parapet, les fausses clefs de voûte et les appuis de fenêtres.

Les éléments clés de l’édifice de la Banque de Montréal liés à sa fonction résidentielle incluent, notamment :
– la baie cintrée située de côté gauche de la façade principale;
– la hauteur du second étage, inférieure à celle du rez-de-chaussée.

HISTORIQUE
Au tournant du XXe siècle, le système de banques à charte fédérale s’implante progressivement au Québec. À Drummondville, la première institution de ce type à voir le jour, en 1887, est la Banque Jacques-Cartier. Elle est suivie par la Banque Molson qui, en 1906, répond à l’invitation de la Chambre de Commerce d’ouvrir une succursale à Drummondville. La Banque Molson (qui fusionnera avec la Banque de Montréal en 1924) débute ses opérations dans l’ancien édifice du bureau de poste situé au coin des rues Girouard et Heriot. En mars 1908, l’institution bancaire déménage dans l’édifice Pelletier. En 1912, elle s’installe dans son propre édifice qu’elle fait construire sur la rue Heriot. Le bâtiment est représentatif de la typologie propre aux succursales bancaires construites à la même époque. Il est inspiré du courant Beaux-Arts et conçu de façon à évoquer la permanence et la solidité de l’institution par l’utilisation d’un langage architectural classique. Comme c’est le cas pour un certain nombre de succursales bancaires de petites villes, la partie commerciale occupe le rez-de-chaussée alors qu’une résidence pour le gérant est aménagée à l’étage. La raison sociale de la Banque Molson change en 1924 alors qu’elle est absorbée par la Banque de Montréal. En 1996, la Banque de Montréal cesse ses activités dans ce bâtiment. L’édifice est inoccupé depuis. La Banque de Montréal est citée monument historique en 2005.

BIBLIOGRAPHIE
BÉLANGER, Jean-Pierre, Le grenier de nos mémoires : première série : 29 mars 1995 au 27 mars 1996. Les nouveaux cahiers de la Société d’histoire de Drummondville, no 3. Drummondville, Société d’histoire de Drummondville, 2000, 61 p. Étude de mise en valeur du patrimoine architectural. 2. Évolution historique. Synthèse du développement économique de Drummondville, 1815-1990. Ville de Drummondville, Corporation Rues Principales, novembre 1996, p. 136, 139, 140, 192 (titre complet, voir Sylvain). « La Banque de Montréal célèbre le 60e anniversaire de son établissement à Drummondville », La Parole, Drummondville, Québec, mercredi 7 septembre 1966, p.14 Société historique du centre du Québec Inc., Drummondville d’antan en photos. Drummondville, Les cahiers de la Société historique, 1980, 67 p.

Référence

Note aux propriétaires

Si vous êtes propriétaire d’un bâtiment ou d’un autre élément présenté dans cette page et que vous constatez une erreur ou que vous désirez que celui-ci n’apparaisse plus dans cet inventaire, communiquez avec la MRC de Drummond à culturel@mrcdrummond.qc.ca.

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